Tales of Symphonia
Tales of Symphonia
Posté le 19/02/2008 par _morgoth_ | Voir la fiche du jeu
Tales of Symphonia est le premier épisode de la série des Tales à sortir en Europe alors qu'elle est déjà très populaire au Japon. " Voilà enfin l'occasion de s'y essayer ! ", me suis-je dit. Après avoir fini le jeu, je me dis que j'aurais pu m'en passer...

Un monde en péril...

Tout débute à Sylvarant, un monde condamné à mourir à cause de la disparition progressive du Mana, l'énergie source de vie. Désespérés par cette décadence et par le conflit interminable les opposant aux demi-elfes, les habitants placent tous leurs espoirs dans Colette, l'Élue du Mana chargée de régénérer le Monde. Elle devra pour cela effectuer un voyage jusqu'à la tour du Salut afin de réveiller la déesse Martel, endormie depuis de nombreux siècles. Le joueur incarne Lloyd, un ami d'enfance de Colette qui décide de l'aider lors de son périple pour la renaissance du monde. Ils seront aussi accompagnés de Genis, un ami de Lloyd, Kratos, un mercenaire, et Raine, la sœur de Genis.

Un jeu sans grande saveur

Et vous voilà parti pour sauver le monde ! Mais pas question de foncer vers la tour du Salut. Il vous faudra d'abord briser les sceaux élémentaires présents dans des temples éparpillés un peu partout sur la surface de la planète. Le début du scénario n'est vraiment pas passionnant, la faute à des personnages auxquels je n'ai pas pu m'attacher. Ils ne font vraiment pas preuve d'originalité, que ce soit dans leur design ou leur personnalité. En plus, certains sont d'une telle naïveté que ça finit par en devenir exaspérant. Le summum est atteint lors des saynètes, des petites séquences optionnelles où on les voit parler entre eux mais le problème est qu'ils n'ont pas grand chose d'intéressant à dire. Ca se résume souvent à des démonstrations d'amitié débordantes de bons sentiments. Fort heureusement, de nouveaux personnages plus intéressants rejoignent le groupe au cours de l'aventure et le scénario, s'il met beaucoup de temps à décoller, réserve quelques rebondissements et prend un peu plus d'ampleur par la suite (notamment, en abordant le sujet de la discrimination). Au final, l'histoire se laisse suivre même si les passages censés émouvoir le joueur tournent parfois au ridicule.

Le ratage de certaines scènes pourrait s'expliquer par le manque de bonnes musiques pour les accompagner. Elles sont pour la plupart très discrètes et, quand on les remarque enfin, elles se révèlent assez fades. Même dans les moments les plus tragiques, elles restent plutôt molles et n'arrivent en aucune façon à apporter l'émotion nécessaire. Seuls les thèmes des combats sont réussis, surtout ceux de certains boss. Sans être transcendants, ils sont assez dynamiques pour nous donner encore plus envie de faire mordre la poussière à l'ennemi qui nous fait face. Quitte à parler de la bande-son, on pourra aussi regretter que le doublage anglais des voix ait été conservé vu l'accent bien ricain de certains acteurs. Mais bon, on a maintenant l'habitude de ne pas avoir droit aux voix japonaises...

Mais pourquoi y jouer alors ?

Après ces points négatifs, on pourrait se demander qu'est-ce qui peut pousser à continuer dans le jeu. Tout d'abord, même si le design général est d'une grande banalité, la réalisation technique en cel-shading est quand même de très bonne qualité (excepté la carte du monde en 3D bien ratée). Certains décors en particulier sont vraiment magnifiques et les quelques cinématiques en dessin animé sont elles aussi très belles. Le problème est que cet aspect manga tout mignon renforce encore plus l'aspect naïf de l'histoire et atténue le côté un peu plus sombre que le scénario prend par moment.

Mais le vrai point fort de ce jeu est son système de combat. Ce dernier fait preuve d'un grand dynamisme sans être brouillon. Et pour ne rien gâcher, il est très simple à prendre en main. La touche A permet d'effectuer plusieurs types d'attaques simples en fonction de l'inclinaison du joystick. On pare et on esquive à l'aide du bouton X et enfin, la touche B permet d'effectuer les techniques qui lui auront été préalablement associées. Par moment, on a presque l'impression de se retrouver dans un jeu de combat. Il y a aussi la possibilité d'effectuer des attaques unifiées durant lesquelles chacun des 4 personnages présents sur le champ de bataille exécute une des ses techniques, ce qui permet d'enchaîner un ennemi et de faire exploser le compteur de combos. Ces attaques pourront au final se révéler dévastatrices pour peu que vous trouviez un des enchaînements qui déclenche une technique double.
7/10

Au final, Tales of Symphonia est un RPG plutôt agréable à jouer grâce à une bonne réalisation graphique et un système de combat intéressant et très dynamique mais ça s'arrête là. Que ce soit au niveau des personnages, des musiques ou du scénario, je l'ai trouvé très fade et bien loin des meilleurs du genre. Pour ma part, il tombera rapidement dans l'oubli.