Wild Arms 3
Wild Arms 3
Posté le 05/01/2007 par Ren | Voir la fiche du jeu
Sorti en France en 2003, Wild Arms 3 est le premier volet de la série à voir le jour sur Playstation 2. Passage sur une nouvelle console oblige, Wild Arms 3 se démarque de ses ainés par son style graphique différent, le Cell-Shading (le premier rpg à utiliser ce style de graphisme). Chevauchés dans le désert, duels aux armes à feux et mélodies sifflées ou à la guitare acoustique : l’ambiance western qui fait le charme de la série est toujours au rendez-vous.

Il était une fois dans l’Ouest…

Le jeu commence par la traditionnelle cinématique animée (on s'en lassera jamais c'est magnifique!). Filgaia est une terre aride où le sable a fini par remplacer les océans. Vivre dans ce milieu hostile est une épreuve permanente et seuls les "drifters" aguerris (sorte d'aventurier et chasseur de primes) osent s'aventurer en dehors des villes, malgré la présence menaçante de monstres en tout genre. Personne pourtant ne semble se rappeler qu'autrefois il existait encore des arbres sur cette terre, que les océans de sable étaient recouverte d'eau.

L'histoire se focalise sur Virginia, une ravissante jeune femme sur le point de s'assoupir dans son train lorsqu’un choc retentit. Sortie de sa torpeur, la passagère décide de se rendre dans le wagon où a eu lieu l'incident. A l'intérieur, un coffre semble renfermer quelque chose de précieux. Virginia s'approche de ce coffre quand tout à coup, 3 hommes, tous armés, surgissent de nulle part et se braquent les uns les autres. Ils ne semblent pas se connaître. C'est à ce moment que nous allons faire un retour en arrière et découvrir les raisons qui ont mené nos protagonistes à ce "Fateful Encounter". C’est une sorte de prologue, déjà présent dans les volets précédent, qui va vous permettre de vivre brièvement l’aventure individuel de chacun des héros (Virginia, Jet, Gallows et Clive).

Retour au wagon. Dans la confusion totale, l'objet mystérieux est dérobé par un autre groupe et c'est à vous de le récupérer...
une rencontre hasardeuse, une équipe déjà bien soudée.

Un système de combat classique mais complet

Le système de combat est très classique et reste assez proche des précédents Wild Arms dans la conception. Vous choisissez les mouvements de vos personnages et l’action s’exécute ensuite au tour par tour dans l’ordre du personnage le plus rapide à dégainer (adversaire compris bien sur). Les actions dont vous disposer sont l’usage d’un objet, utiliser un sort, invoquer un médium ou se protéger. Se protéger permet également de recharger votre arme car qui dit arme à feu dit munitions et le chargeur se vide assez rapidement suivant le personnage. Tout cela donne du déjà vu et revu dans le rpg mais de nombreux éléments viennent enrichir les combats. Vous avez notamment la jauge de FP qui s’accumule au fur et à mesure des coups infligés et qui par pallier vous donne accès à des sorts ou des coups spéciaux supplémentaires, la possibilité d’affecter un Medium à un de vos personnages, lui permettant ainsi d’invoquer un Guardian et de voir ses aptitudes boostées, et enfin un système permettant de personnaliser votre arme chez un armurier en boostant les diverses caractéristiques comme le poids, le nombre de balles, la puissance ou la précision. On dispose donc d’une gestion assez complète au niveau des combats même si on reste dans le tour par tour avec une configuration très classique.

Sachez que les combats interviennent de façon aléatoire mais qu’il est possible d’éviter temporairement certains affrontements. Vous disposez pour cela d’une jauge appelée « Migrant Seal » et celle-ci se consume petit à petit lorsque vous appuyez sur triangle au moment imminent où un combat va avoir lieu. Ce moment est visible à travers un point d’exclamation qui apparait sur votre tête quelques instants avant un combat. Si celui-ci est vert, vous pouvez éviter le combat sans consumer votre Migrant Seal alors qu’au contraire s’il est rouge le combat est inévitable. Si c’est blanc, éviter le combat vous coûtera plus ou moins de votre jauge suivant la puissance de l’ennemi.
Tous les personnages manient l'arme à feu.

La ruée vers l’Or

L’exploration dans le jeu est marquée par l’absence au départ des villes et donjons. C’est en discutant avec les villageois que vous saurez grossièrement où se situe votre prochaine destination. Ensuite à vous de chercher en utilisant le scan aux alentours et la ville ou le donjon apparait alors devant vous si vous êtes bien tombé. Pour rendre votre périple dans le désert moins ardu, plusieurs moyens de locomotion sont proposés au fil du jeu : au départ le train, puis le cheval et le sandcraft et enfin le lombardia. En cherchant au hasard il ne sera pas rare que vous tombiez sur une quête annexe, elles sont nombreuses, variées et toute prenantes les unes que les autres. Par ailleurs chacun de vos persos dispose de 3 Tools qui vous aideront à parcourir les donjons et résoudre les nombreux puzzles et énigmes du jeu. Cela va de la grappe aux bombes en passant par le lance-glace, soient 12 Tools au total dont 9 à dénicher dans les coffres.
recherche, exploration: les moyens à disposition sont nombreux
7/10

Comme dit au début, Wild Arms est le premier véritable rpg à adopter un style graphique en Cell-Shading. Le résultat est très correct sans plus, la qualité graphique n’est pas le véritable point fort de la série et ça se voit une nouvelle fois. Les thèmes proposés sont quant à eux toujours de bonne facture même si le premier Wild Arms reste toujours la référence dans la retranscription de cet univers Far-West. Malgré la bonne volonté apportée à ce titre, on peut reprocher un peu cet aspect linéaire et le classicisme parfois lassant du jeu. Le jeu constitue donc un bon titre pour tous les amateurs du genre qui apprécieront le côté traditionnel et efficace du soft, mais rebutera sans doute le grand public par son manque de « coups d’éclat » et des textes restés en anglais malgré la sortie européenne.