 Skies of Arcadia Publié le 06/08/2007 par Flo  | Fiche Technique
Editeur : Sega Développeur : Overworks Genre : RPG Multijoueur : non Evaluation pegi : tout public Dates de sortie: - Japon: 05/10/00 - Amérique: 15/11/00 - Europe: 13/04/01 |
Skies of Arcadia, un jeu souvent cité comme référence dans les tests de RPG. Pourtant, ce n’est pas jeu très connu, du moins pour les néophytes. Mais il a marqué, et continue encore de marquer de nombreux joueurs par son ambiance particulière qui s’en dégage. Analyse d’un jeu culte.</em>
Tout commence par une attaque de pirate. Des pirates qui attaquent le vaisseau d’Alfonso, premier amiral de l’empire valuan. Vous êtes Vyse, membre des Voleurs Bleus, une organisation de flibustier. A la manière de Robin des Bois, il vole aux navires armés pour distribuer le butin aux pauvres. Dyne, son capitaine, et accessoirement son père, l’envoie avec sa meilleure amie Aika dévaliser le cale du vaisseau. Ils y trouvent de l’or bien sûr, mais surtout une jeune fille étrangement vêtue nommée Fina. Très naïve, elle ne connaît pas grand-chose du monde qui l’entoure et semble investie d’une mission secrète. Ils décident de la ramener à votre base qui est également votre village et de la loger le temps qu’elle puisse repartir. Le soir même, les trois jeunes aperçoivent tous les trois une pierre de lune s’écraser sur une île voisine. Ces pierres étant la source de carburant principale du monde d’Arcadia, Vyse décide d’aller la chercher le lendemain en compagnie d’Aika. L’expédition est un succès, mais lorsqu’ils reviennent, ils découvrent un village ravagé par l’armée valuane qui a emmené Fina et votre équipage… Vous allez donc la chercher, mais vous découvrirez bientôt qu’un motif bien plus important que la vengeance justifie cette attaque…
Une histoire classique, donc, avec des pirates. Mais pas n’importe lesquels, des pirates de l’air ! Oui, car Arcadia est un monde flottant. Il n’y a pas de terre comme chez nous, où du moins elle se situe sous une épaisse couche de nuage et de vase nommée les Profondeurs. La pression y étant trop grande pour qu’on puisse y survivre, les gens se sont réfugiées sur des îles qui sont éparpillées à travers le monde. Les voyages aériens sont donc très importants, même si de nombreuses zones sont encore inexplorées. Ce sera d’ailleurs l’objet d’une des quêtes annexes, à savoir les Découvertes. Lorsque vous approchez d’un endroit ou votre boussole s’affole, c’est qu’une découverte est dans le coin. Une fois celle-ci trouvée, allez vite revendre cette information dans la guilde des marins, qui vous paiera pour vous récompenser. Mais attention, car vous pouvez être devancé par d’autres chasseurs de trésors ! Profitez-en donc pour vous faire une véritable réputation de pirate !
Esprit es-tu là ?
Bien, laissons cette blague vaseuse de côté et penchons-nous sur le système de combat. Vous contrôlez intégralement vos quatre héros, et au début de chaque tour, vous leur ordonnez d’attaquer, de se défendre, d’utiliser un objet, etc. Du tour par tour classique en somme. Sauf que le jeu introduit ici une grosse subtilité, la jauge d’esprit, ou ES. Elle est commune à toute l’équipe, et sert à faire des magies ou des attaques spéciales. En quelque sorte, elle est le « pouvoir » du groupe. Ainsi, vous recevez à chaque tour un nombre fixe d’ES, et vous pouvez automatiquement les utiliser pour ce tour-ci. De même, les personnages peuvent utiliser la commande Focus, qui permet de sacrifier son tour au profit de quelques points d’esprit supplémentaires. Mais si vous pouvez les accumuler dans le but de déclencher une grosse attaque, sachez qu’ils ne sont pas reportables sur un prochain combat.
Enfin, il existe une dernière finesse dans ces combats. Le monde d’Arcadia possède six lunes de couleur différentes, et chacune régit un élément, et accessoirement la région où elle se trouve : la lune jaune règne sur la foudre, la lune bleue sur l’eau et le vent, la lune verte sur la nature et la vie, la mauve sur la glace, la rouge sur le feu, et enfin la lune argent sur le vide et la mort. Les pierres de lune, des météorites qui tombent parfois de ces astres, permettent entre autres d’enchanter les armes et leur attribuer leurs propriétés. Et ceci se ressent dans les combats. Ainsi, une simple pression sur un bouton au début du tour, et le sabre de Vyse se retrouve affublé de l’élément feu. C’est utile pour exploiter les faiblesses des ennemis par exemple. Mais surtout, plus vous utilisez un élément, plus vous apprendrez vite un sort. Si vous utilisez donc majoritairement des armes vertes, vous pourrez plus vite lancer des soins. Au passage, notez que chaque sortilège lancé ne coûte qu'un seul PM. Ca peut sembler bizarre, mais chacun dépense aussi un nombre d'ES plus ou moins conséquent, donc...
Mais ce système a deux défauts majeurs. D’une part tout le monde peut utiliser les mêmes sorts, la lassitude se fait donc vite sentir. De plus, on aura vite tendance à préférer les attaques spéciales, qui en plus d'être superbes et propres à chaque personnage, sont bien plus efficaces.
Et ce n’est pas fini !
Non, car je ne vous ai pas encore parlé des autres types de combats ! Vous êtes des pirates, et des flibustiers dignes de ce nom doivent mener des batailles navales ! Ici, elles se déroulent d’une façon à peu près similaire aux combats terrestres. Mais on entre dans un point plus stratégique et assez compliqué à expliquer. En effet, au début de votre tour, vous pouvez voir un tableau découpé en quatre colonnes. Chacune correspond à une action. De plus, en haut de chaque colonne se trouve une case de couleur qui varie entre vert, jaune et rouge. Cela indique si, durant cette action, l’ennemi risque de vous bombarder. Ainsi, il vaut mieux se défendre pendant ce tour plutôt que l’attaquer. De même, il apparaîtra parfois des signes qui vous signaleront que vous serez proches de l’adversaire à ce moment là, et qu’il sera vulnérable à vos canons ! Chacun de vos héros doit agir, et vous devez déterminer l’ordre des actions. Par exemple, imaginons que vous frôlerez l’adversaire au troisième tour : vous indiquez donc à Vyse d’agir en troisième et de le bombarder. Pendant ce temps, Fina lancera un boost de force au second tour qui agira donc sur le canon de son collègue. Enfin, pour conclure, Aika tirera une torpille en première et la fera retomber en même temps que Vyse. Vous comprenez donc toute la stratégie… Surtout que lorsque les héros auront leur propre navire, ils pourront recruter des membres d’équipage et ainsi faire appel à eux pour avoir plus d’esprit, être protégé des attaques, une variable de plus en quelque sorte…
<em>« Il parait que les gens de là-bas, c’est des hommes-poissons qui t’attaquent avec des baguettes qui leur servent aussi à manger ! »
Cette citation d’Aika montre bien l’ambiance qui règne sur le soft. Une ambiance de découverte. Car c’est le maître mot de ce jeu. Vous allez explorer des nouveaux continents, et pour chacun, votre chère amie se fera un plaisir de vous livrer les légendes les plus farfelues qui circulent à leur sujet. Et on est excités à l’idée de parcourir les zones sombres de la carte d’Arcadia avec eux, souriant même lorsqu’ils pensent naïvement que leur terre est ronde. Le côté « piraterie » du jeu est bien retranscrit aussi, via les nombreuses quêtes, notamment celle des Wanted. Il s’agit en quelque sorte des mauvais pirates, que vous devrez battre pour récolter une prime. On croisera ainsi des amazones avides de maris, des comédiens se faisant passer pour vous, un riche marchand japonais, un gourmet qui n’attaque qu’en dehors des heures de repas… En plus d’être plutôt difficiles, ces combats apporteront quelques scènes très funs.
Attendez, Dreamcast ou Gamecube ? Je sais plus moi !
Ca se comprend car il existe deux versions de ce jeu. La version d’origine, sur Dreamcast, et Skies of Arcadia Legends, qui est un remake sur Gamecube. Alors quelles sont les différences ? Eh bien dans SoAL (c’est plus court), les quêtes annexes ont été revues à la hausse. Premièrement, le nombre de Wanted et de Découvertes a été considérablement augmenté. Il y a aussi la quête des poissons-lunes, qui vous demandera de chercher des volatiles invisibles en échange d’objets intéressants, et la quête de Piastol, une puissante chasseuse de pirate qui vous convoquera plusieurs fois pour vous affronter. Mais surtout, si vous finissez toutes ses quêtes, vous pourrez accéder à la meilleure arme de Vyse, et surtout à un boss caché bien balaise ! A part ça, les graphismes ont été très légèrement améliorés, et surtout les temps de chargement sont beaucoup moins longs ! En contrepartie, on perd la Pinta Quest, un mini-jeu qui permettait de gagner des objets rares, mais ceux-ci sont désormais gagnables dans les nouvelles quêtes.
Enfin, parlons de l’aspect technique du titre. Les graphismes sont de style manga, c’est indéniable. La 3D est plutôt bien gérée, mais parfois les personnages font penser à des Playmobils au niveau de leurs bras. Cela dit, quelques écrans restent encore aujourd’hui de toute beauté. Et ça reste très agréable, même actuellement. Par contre, concernant la musique, il n’y a rien d’extraordinaire à retenir. Elle n’est pas moche, elle colle bien avec le jeu, mais aucun morceau ne marquera les mémoires. Il y a bien un doublage, mais très peu présent. En fait, il s’agira surtout des exclamations des héros, ou les cris des combats. Vous entendrez régulièrement les « Heiiiiiiiiiin ? » d’Aika, ou encore les « Aya ! » de Vyse… Ca fait parfois un peu ridicule, mais bon. A noter : la musique des boss change en plein combat si vous êtes en train de gagner, de perdre. C’est vraiment un détail mais c’est appréciable.
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