 Wild Arms the 4th Detonator Publié le 08/05/2007 par Flo  | Fiche Technique
Editeur : 505 Gamestreet Développeur : Sony Genre : RPG Multijoueur : non Evaluation pegi : 12 ans et + Dates de sortie: - Japon: 24/03/05 - Amérique: 10/01/06 - Europe: 19/10/06 |
Série assez peu connu en Europe, les Wild Arms peinent toujours à se faire reconnaitre malgré 10 ans d'existence. Ce 4ème volet, sorti en Europe dans la quasi-indifférence générale, tente pourtant de se démarquer de ses prédécesseurs, en nous proposant un système de jeu relativement différent, tout en conservant certains traits caractériques, propre à l'dentité de la série: une réussite.
Une histoire classique
Jude Maverick est un jeune garçon de treize ans qui ne prend pas son éducation très au sérieux vu qu’il sèche les cours. Alors qu’il fait l’école buissonnière, il voit des vaisseaux volants atterrir dans la forêt près de Ciel, son village natal qui vole dans les airs. Il s’y dirige et s’infiltre dans la base militaire qui y est rapidement formé. Il y fait alors la rencontre d’une prisonnière répondant au nom de Yulie Athreide. Cherchant les clés de sa cellule, Jude tombe sur Arnaud G. Vasquez, un mercenaire qui décide de l’aider. Retournant libérer la jeune fille, ils s’aperçoivent que les militaires l’ont emmené à Ciel. Là-bas, les villageois sont capturés par Tony, le chef de la division chargée de ramener un objet nommé ARM, qui se présente sous la forme d’une poudre argentée. Mais cette dernière réagit à la présence de Jude, et se matérialise en un revolver dans sa main. Ainsi armé, il fait le ménage, mais il ne peut plus se contrôler et il pulvérise le générateur qui maintenait l’île dans les cieux. Placé dans une capsule d’urgence avec Yulie et Arnaud, ils se retrouvent séparés du reste du village.
Le reste du jeu sera une fuite en avant. Jude voudra protéger Yulie d’une force politique qui la désire pour ses pouvoirs ; Arnaud cherchera un sens à sa vie, et Raquel Applegate, le dernier personnage, veut peindre ce qu’il reste de beau dans le monde de Filgaïa. Si le scénario n’est pas un monument d’originalité, il faut reconnaître que la recette fonctionne. On est scotché à sa manette, voulant tout savoir de l’histoire des quatre personnages. Les méchants, qui dans leur organisation rappellent fortement les Valuans dans Skies of Arcadia, sont bien charismatiques, bien distincts les uns des autres, et chaque affrontement donnera lieu à une séquence d’anthologie. Cet effet est renforcé par les graphismes du jeu. En effet, à chaque dialogue, excepté lors des cinématiques, les interlocuteurs sont représentés par de très beaux artworks dans des cases. Ce qui fait qu’on a parfois l’impression de lire une bande dessinée interactive.
Un système de combat qui flirte avec le Tactical-RPG
Attaquons-nous au gros morceau de Wild Arms 4, son système de combat. A chaque rencontre – elles sont aléatoires – sept hexagones, ou HEXs, apparaissent. Trois d’entre eux sont reliés à un élément, choisi au hasard, parmi l’eau, l’air, la terre et le feu. Ils influeront sur vos magies. Dès le début, vos héros et les ennemis sont répartis aléatoirement dans les HEXs, sachant que vous pouvez caser tous vos personnages ensemble, mais pas un monstre et un de vos combattants. Mais ce qui est intéressant, c’est que si vous attaquez un HEX ou se situent deux ennemis, tous subiront les dégâts ! Par contre, si l’un des monstres lance un sort de soin sur cet HEX, son collègue sera également soigné. Et cela fonctionne également pour vous ! En clair dans ce jeu, vous ne ciblez pas un ennemi, vous ciblez l’HEX sur lequel il se trouve. Ensuite, chacun, en plus de posséder de techniques spéciales, peut utiliser la jauge de Force Points qui se remplit au fil du combat pour exécuter son pouvoir spécial. Arnaud peut se téléporter, Yulie peut faire des invocations… Mais cette même jauge sert à effectuer des attaques combinées à deux, trois ou même quatre personnages ! Très jolies, elles sont aussi très efficaces et sont la clé de beaucoup de combats.
Jude se prend pour Mario?
L'exploration hors combat est aussi suffisamment intéressante pour qu'on y jette un coup d'oeil. Dans les épisodes précédents, chaque héro disposait de TOOLS, c'est à dire de techniques spéciales pour résoudre des énigmes, comme des bombes, des lancers de couteaux...Ce qui obligeait le joueur à switcher entre les personnages. Ici, c'est oublié. On contrôle seulement Jude. Il peut utiliser trois pouvoirs. Il peut frapper des objets avec un coup de pied glissé, et peut faire un double saut pour retomber violemment. Enfin, il peut utiliser l'Accelerator, ce qui (ironiquement) ralentit le temps. Ce qui donne parfois lieu à des passages en Side View, c'est à dire en vue de côté, qui sont des véritables moments de plateforme parfois durs, mais pas insurmontables. Il ya également les TOOLS temporaires. Jude peut en effet ramasser des objets comme des batons qu'il peut enflammer, des épées en bois qui se cassent au bout de quelques utilisations... La seule contrainte est que vous ne pouvez pas sauter en portant un TOOL, ce qui complique bien évidemment les énigmes.
Une aventure agréable, mais pas assez riche
La richesse de Wild Arms vient sans doute de son système de combat et de ses personnages. En effet, les graphismes sont agréables mais pas géniaux, les musiques sont inégales (mais l’intro est un bonheur) et les niveaux ne sont pas très originaux. De même, la durée de vie est très faible, environ une vingtaine d’heures, et le jeu est très linéaire, puisque vous ne disposez d’un moyen de transport qu’a la toute fin du soft. Sachant que vous ne pouvez pas vous déplacer librement sur la carte contrairement aux précédents épisodes, ça peut en agacer certains. On aurait aussi aimé que la personnalité de certains personnages, notamment les méchants, soit plus développée. Beaucoup n'apparaissent que pour leur combat, puis disparaissent. Enfin, on ne peut pas contrôler la caméra. Ceci dit, elle est plutôt bien placée. Par contre, si vous décidez de finir Wild Arms à fond, bon courage. Il y a des boss cachés tous les deux niveaux, et ils sont bien corsés !
Malgré ces quelques défauts, Wild Arms the 4the Detonator reste accrocheur, notamment grâce à une très belle mise en scène. Préparez-vous à vivre une véritable hymne à l’aventure avec Jude, Yulie, Arnaud et Raquel.
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